Rideaux de salle de jeux : la seule pièce d'enfant où personne ne dort

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Rideaux de salle de jeux : lumiere au sol et rideau qui degage la fenetre

Tout ce qui s'écrit sur les rideaux d'enfant parle de sommeil : occulter, endormir, protéger la sieste. Une salle de jeux échappe entièrement à cette logique — c'est la seule pièce d'enfant du logement où personne ne dort. Du coup, presque toutes les règles habituelles s'y inversent, et deux ou trois d'entre elles s'inversent complètement.

Une salle de jeux n'est pas une petite chambre. Ce n'est pas non plus un salon en réduction. C'est une pièce dont l'occupant principal mesure un mètre, se déplace au sol, ne fait aucune différence entre le mobilier et le décor, et considère toute chose suspendue comme une chose à laquelle on peut se suspendre. Le rideau y change de statut : partout ailleurs c'est une surface qu'on regarde depuis trois ou quatre mètres, ici c'est un objet manipulé — tiré, tordu, escaladé, habité, essuyé.

La bonne question n'est donc pas « quel rideau pour une salle de jeux ? » mais : que va-t-il subir, et que se passe-t-il le jour où il cède ? Voici comment y répondre, point par point, en partant de ce que cette pièce a de vraiment particulier.

Le point de départ : personne ne dort ici

C'est une évidence, et c'est pourtant l'information qui change tout. Dans une chambre d'enfant, le rideau est d'abord un régulateur de sommeil : on le choisit pour sa capacité à faire le noir en plein après-midi. Dans une salle de jeux, cette fonction ne sert à rien — et pire, elle devient un handicap.

Une salle de jeux s'utilise presque exclusivement en journée, et son activité se déroule au niveau du sol : tapis, petite table, boîtes ouvertes, construction étalée sur deux mètres carrés. On y a besoin de lumière, beaucoup, et à un endroit précis. Un rideau épais installé par réflexe « parce que c'est une pièce d'enfant » vient prélever la ressource principale de la pièce.

À retenir : l'occultation n'est pas un critère de salle de jeux. Si la pièce sert aussi de chambre d'appoint quand la famille reçoit, c'est un autre sujet et il se traite avec une doublure amovible — pas en choisissant un tissu dense pour toute l'année. Les critères de sécurité, eux, restent strictement les mêmes que dans une chambre : ils sont détaillés dans notre guide des rideaux de chambre d'enfant, entre sécurité et déco, et rien de ce qui suit ne les remplace.

1. La lumière utile n'est pas celle qui entre, c'est celle qui arrive au sol

Voilà le point technique le plus négligé, et il est purement géométrique. Une fenêtre est une ouverture verticale dont le bas se situe le plus souvent entre 80 et 100 cm du plancher. La lumière qui la traverse part donc vers le haut et vers le fond de la pièce : elle éclaire très bien les murs, correctement une table adulte, et assez mal la bande de sol située juste sous la fenêtre. Or c'est exactement là que l'enfant s'installe.

Autrement dit, dans une salle de jeux, le plan de travail est le sol, et le sol est le plan le moins bien servi par la fenêtre. Tout ce qui vient rogner le bas de l'ouverture prélève donc de la lumière là où elle est déjà la plus rare.

Les conséquences pratiques sont immédiates, et deux d'entre elles vont à l'encontre du réflexe décoratif :

  • Rien ne doit stationner devant le bas du vitrage. Un panneau qui reste en place même « ouvert », un voilage permanent, une embrasse nouée bas qui rabat le tissu en travers de la fenêtre : chacun coûte de la clarté au ras du sol.
  • Un rideau ouvert doit dégager entièrement le verre. Ce qui suppose de la place de chaque côté : c'est le seul moyen pour que le tissu ait où aller. Notre article sur l'intérêt de poser ses rideaux plus haut et plus large que la fenêtre présente ce débord comme un geste d'esthétique ; ici, c'est d'abord un geste fonctionnel.
  • Le meuble bas compte autant que le rideau. Une bibliothèque à hauteur d'appui placée sous la fenêtre annule le bénéfice de tout ce qui précède. Si la pièce est petite, l'espace sous la fenêtre est le pire endroit pour ranger.

2. On ne peut pas empêcher un enfant de tirer — on peut choisir ce qui cède en premier

Un rideau qui descend jusqu'au sol est, du point de vue d'un enfant de trois ans, une corde accrochée au plafond. Ce n'est pas de la désobéissance, c'est une lecture parfaitement logique de l'objet : c'est vertical, c'est souple, c'est fixé en haut, et ça supporte de toute évidence quelque chose. Il tirera dessus. Un jour, il s'y suspendra.

La conséquence est qu'il ne sert à rien de raisonner en poids. Le cas de charge d'un rideau de salle de jeux n'est pas les trois kilos du panneau, c'est une secousse brutale équivalente au poids d'un corps, appliquée vers le bas et un peu de côté, sur un support dimensionné pour du textile. Aucun tissu ne protège de cela : la décision se prend dans le mur, pas dans le rayon rideaux.

Le point utile, et que personne ne formule, c'est qu'on ne choisit pas si quelque chose lâchera, mais quoi. Ces deux scénarios n'ont pas la même gravité :

Configuration Ce qui cède sous une traction violente Conséquence réelle
Rail plafonnier à galets, ancré dans la dalle ou les solives Le galet sort du rail, ou le panneau se décroche de ses galets Le tissu tombe. Rien de dur ne tombe. C'est la meilleure défaillance possible.
Tringle sur supports muraux vissés dans le linteau ou un montant Rien, le plus souvent : c'est l'ancrage le plus sûr d'un mur Acceptable, à condition d'avoir réellement trouvé le support porteur.
Tringle sur supports chevillés dans une simple plaque de plâtre Les chevilles arrachent le plâtre et libèrent les supports Un tube métallique d'un mètre cinquante tombe, avec ses embouts. À éviter absolument ici.
Supports à clipser sur le cadre de la fenêtre, tringle à tension L'ensemble se déchausse d'un coup Sans intérêt dans cette pièce : ces systèmes ne sont pas conçus pour une traction volontaire.

D'où une règle qui simplifie beaucoup d'arbitrages : dans une salle de jeux, on préfère un système dont le mode de défaillance est le tissu, et non la quincaillerie. Le rail plafonnier, souvent écarté parce qu'il est jugé moins décoratif qu'une belle tringle, est objectivement le meilleur choix technique de la pièce.

Un mot enfin sur ce qui pend : cordons, chaînettes, cordelettes de tirage et embrasses à nouer n'ont rien à faire dans cette pièce, et ce point-là est de sécurité pure, pas de confort. Il est traité en détail dans le guide chambre d'enfant cité plus haut.

3. Le rideau va servir de cabane — autant en tenir compte

Tout enfant ayant croisé un rideau long s'est enroulé dedans. C'est probablement l'usage le plus prévisible de l'objet, et il est systématiquement absent des conseils d'achat. Plutôt que d'espérer l'inverse, mieux vaut en tirer trois décisions concrètes.

La sollicitation est une torsion, pas une traction

Un enfant qui se cache ne tire pas le rideau : il l'enroule autour de lui et pivote. L'effort arrive donc en vrille sur la tête du rideau, et c'est l'un des rares efforts qui déforme durablement un système d'accroche. Un galon fronceur sur crochets se déforme, les crochets se tordent, certains sautent. Des œillets, eux, tournent librement sur la tringle et n'ont rien à déformer. Sur ce critère précis — et pas sur le tombé, qui est une autre question — les œillets prennent l'avantage sur le galon fronceur dans cette pièce.

Rien de dur, de lourd ni de tendu en bas

C'est l'inversion la plus nette de tout l'article. Sur une fenêtre qu'on ouvre, nous recommandons volontiers de lester l'ourlet ou de tendre le bas du panneau pour l'empêcher de battre — c'est tout le propos de notre article sur la façon d'empêcher un rideau de s'envoler avec le vent. Dans une salle de jeux, cette recommandation ne tient plus : plombs, chaînette de lestage, barre de charge ou seconde tringle basse deviennent des masses dures ou des points de pincement situés exactement à hauteur de visage d'un enfant assis. On assume donc un bas de rideau libre, et on gère l'aération autrement — en écartant le panneau avant d'ouvrir la fenêtre.

Un enfant enroulé dans le tissu a le nez dedans

Dernière conséquence, moins spectaculaire mais réelle : le rideau devient un textile de contact, respiré de près, plusieurs fois par semaine. Cela met la propreté du tissu au même rang que sa solidité, et cela plaide pour un textile qui se lave souvent et sèche vite — sujet du point 5. Cela plaide aussi pour un écart franc de quelques centimètres entre le tissu et la vitre, afin que l'enfant caché ne se retrouve pas plaqué contre un vitrage froid, et pour une fenêtre qui reste identifiable derrière le rideau.

4. La pièce la plus chargée du logement mérite le rideau le plus calme

Le rayon « rideaux enfant » propose surtout des motifs : dinosaures, licornes, étoiles, nuages. Dans une chambre, ce choix se défend très bien : c'est la pièce d'un enfant précis, elle raconte son identité, et cette appropriation compte réellement. Dans une salle de jeux, deux arguments s'y opposent, et ils n'ont rien à voir avec le goût.

Premier argument : la salle de jeux n'appartient à personne. Elle est partagée entre plusieurs enfants d'âges différents, dont les univers ne se recoupent pas, et elle est traversée par les adultes. Un motif y désigne toujours quelqu'un — le plus jeune, le plus grand, celui qui aimait les dinosaures il y a deux ans. Le rideau est par ailleurs l'élément le plus cher et le moins remplaçable de la pièce : le motif, dans une salle de jeux, se met sur ce qui coûte quinze euros et se change en cinq minutes (coussins, boîtes de rangement, affiches), pas sur ce qui se pose une fois.

Second argument, plus fort : c'est déjà la pièce la plus saturée visuellement du logement. Des dizaines d'objets colorés, en plastique brillant, tous saturés, répartis sur le sol et sur des étagères ouvertes. Le rideau y est la plus grande surface unie disponible, et souvent la seule. Lui ajouter un motif, c'est supprimer le dernier endroit où l'œil peut se poser.

Le test : photographiez la pièce rangée, puis la même pièce en cours d'utilisation. Si la seconde image ressemble à un fouillis, le rideau doit être la partie tranquille de la photo. Dans une salle de jeux, le rideau a intérêt à être l'élément le plus calme de la pièce — un uni texturé, dans un ton moyen, fait mieux le travail qu'un motif « fun » qui disparaîtra de toute façon dans le bruit visuel ambiant.

5. La salissure n'est pas une tache, c'est une bande — et elle est basse

Dans la plupart des pièces, un rideau se salit par accidents ponctuels, à des hauteurs variables. Dans une salle de jeux, la salissure a une géométrie très reconnaissable, et la connaître permet de choisir le bon tissu du premier coup.

  • Une bande continue à 60-90 cm du sol, sur toute la largeur. Un enfant ne touche pas le rideau avec le bout des doigts en passant, comme un adulte : il le touche à plat, de la paume entière, à sa propre hauteur. Au bout d'un an, la trace n'est pas une tache mais un bandeau grisé parfaitement horizontal.
  • Les trente derniers centimètres. Le sol d'une salle de jeux est le plus chargé de la maison — miettes, poussière, capuchons, paillettes — et c'est aussi celui sur lequel on rampe. Un ourlet qui traîne les ramasse et les redistribue.
  • Le feutre. Il faut le dire clairement : un rideau clair est, à hauteur d'enfant, la plus grande surface verticale de la pièce. C'est-à-dire, du point de vue d'un enfant de trois ans, une feuille de papier.

Ces trois observations donnent le même arbitrage, et il contredit le conseil habituel du blog. Face à l'encre et aux corps gras, un tissage serré et lisse relâche ce qu'il a reçu ; un tissage naturel ouvert le boit. Un feutre sur un polyester ou un coton serré au tissage dense a de vraies chances de partir ; le même feutre sur un beau lin à tissage ouvert migre au cœur de la fibre et y reste. Notre guide pour enlever les taches sur un rideau selon leur type détaille les traitements ; le choix de matière, lui, se fait avant.

Deux décisions en découlent. D'abord la longueur : l'ourlet ne doit pas toucher le sol, deux à trois centimètres au-dessus suffisent. Nous défendons ailleurs l'option inverse pour son élégance, dans notre article rideau qui touche le sol ou pas — c'est un très bon conseil dans un salon, et un mauvais conseil ici. Ensuite la fréquence : ce rideau se lavera quatre à six fois par an, contre une à deux ailleurs. Une accroche qui se démonte en une minute, sans outil, décide donc plus sûrement de sa longévité que la beauté du tissu.

6. Un rideau tiré supprime la surveillance de la fenêtre

Voilà le dernier point, et il n'existe que dans cette pièce. Partout ailleurs, un rideau fermé ne cache rien qui compte. Dans une salle de jeux, il cache la fenêtre — c'est-à-dire l'élément le plus surveillé de la pièce.

Un adulte qui jette un œil depuis le couloir vérifie en une seconde trois choses : la fenêtre est-elle fermée, y a-t-il une chaise poussée contre elle, quelqu'un est-il monté sur l'appui ? Un panneau qui reste partiellement devant le vitrage supprime cette lecture instantanée, et il la supprime sans que personne ne s'en aperçoive.

C'est la même exigence géométrique que celle du point 1, pour une raison différente : le rideau doit pouvoir se ranger complètement hors du vitrage. Un débord latéral généreux et un tissu d'ampleur modérée — un coefficient de 1,5 plutôt que 2,5 — donnent un panneau qui se rassemble en un paquet étroit et laisse la fenêtre entièrement lisible. C'est un des rares endroits de la maison où l'on a de bonnes raisons de réduire volontairement l'ampleur.

Quelle matière choisir : un classement qui n'est pas le classement habituel

Matière Comportement en salle de jeux Verdict
Polyester tissé serré, mat Lavages fréquents sans dommage, séchage rapide, relâche bien l'encre et le gras, ne se déforme pas sous la torsion Le meilleur choix de la pièce, malgré tout ce qu'on peut préférer ailleurs
Coton à tissage dense Solide, lavable chaud, agréable au contact ; se froisse et sèche plus lentement Excellent compromis si l'on tient au naturel
Mélange coton-polyester Cumule les avantages pratiques des deux, se repasse peu Très bon choix, souvent le plus économique
Lin Tissage ouvert : boit l'encre, marque, sèche lentement, et sa beauté repose sur une patine qui n'a pas le temps de s'installer ici À éviter dans cette pièce précise
Velours Capte poussière et poils, garde la trace des mains, lourd à décrocher et à laver Non
Voilage seul Se déchire sous une traction, ne supporte pas d'être enroulé Uniquement en complément, jamais comme seul rideau accessible

Le principe qui résume ce tableau : dans cette pièce, la bonne matière n'est pas celle qui se lave idéalement, c'est celle qui supporte d'être lavée souvent, vite, et par quelqu'un qui n'a pas le temps de lire l'étiquette.

Ce que le rideau ne fera pas

Deux attentes reviennent souvent et méritent une réponse franche. Un rideau n'insonorise pas une salle de jeux : il absorbe une partie de la réverbération dans la pièce, ce qui n'est pas rien, mais il ne réduira pas ce que les voisins ou l'étage entendent — cela se joue dans les cloisons, le sol et le bas de porte, pas dans le textile. Et un rideau ne sécurise pas une fenêtre : il ne remplace ni un entrebâilleur, ni une poignée à clé, ni le fait d'écarter tout meuble sur lequel on peut grimper. Le rideau habille, protège du soleil et amortit ; il ne surveille rien.

Les 5 erreurs les plus fréquentes

  1. Choisir un occultant « puisque c'est une pièce d'enfant ». C'est l'erreur mère : on installe un régulateur de sommeil dans la seule pièce d'enfant où l'on ne dort pas, et on retire de la lumière là où elle sert le plus.
  2. Raisonner en poids de tissu plutôt qu'en solidité d'ancrage. Le tissu n'est jamais ce qui blesse. La question tient entièrement dans ce qu'il y a derrière la vis.
  3. Lester le bas du rideau. Bon réflexe sur une fenêtre ouverte au vent, mauvais réflexe à hauteur de visage d'un enfant assis.
  4. Mettre le motif sur le rideau. Le seul élément de la pièce qui coûte cher, se pose une fois et n'appartient à personne en particulier.
  5. Laisser l'ourlet toucher le sol. Le sol d'une salle de jeux est le plus sale de la maison, et c'est celui sur lequel on rampe.

Questions fréquentes

Faut-il quand même un rideau si la salle de jeux est très lumineuse ?

Oui, mais pas pour assombrir. Il sert à trois choses : couper le soleil direct qui décolore les jouets et rend un écran illisible, adoucir la réverbération d'une pièce aux surfaces dures, et finir visuellement une fenêtre nue. Un tissu clair, d'ampleur modérée, ouvert la majeure partie du temps remplit ces trois rôles sans coûter de clarté.

Un rideau court est-il une bonne idée dans cette pièce ?

C'est une option sérieuse, et pour une fois ce n'est pas un compromis esthétique. Un panneau qui s'arrête sous l'appui de fenêtre ne traîne pas au sol, ne sert pas de cabane, ne peut pas être escaladé et laisse le mur bas disponible pour du rangement. Il perd en présence décorative et n'habille pas une porte-fenêtre — mais sur une fenêtre haute d'étage ou de comble, c'est souvent la réponse la plus juste.

Comment gérer une pièce qui sert à la fois de salle de jeux et de chambre d'appoint ?

En séparant les deux fonctions au lieu de chercher un tissu qui fasse les deux. Le rideau visible reste clair, léger et lavable — c'est lui qui travaille trois cent cinquante jours par an. L'occultation se traite par une doublure amovible ou un store discret qu'on ne descend que les nuits concernées. On évite ainsi de vivre toute l'année avec un équipement choisi pour quelques nuits.

Les motifs « fun » sont-ils vraiment à éviter ?

Ils ne sont pas dangereux, ils sont mal placés. Le problème n'est pas leur style mais leur support : ils occupent la plus grande surface unie d'une pièce déjà surchargée, et ils datent l'espace au rythme des passions d'un seul enfant. Le même motif sur un coussin, une housse ou une boîte remplit la fonction affective pour une fraction du prix et se change sans discussion.

Un rideau peut-il protéger les jouets du soleil ?

En partie, et c'est un bénéfice réel qu'on n'attend pas. Les plastiques colorés jaunissent et se décolorent sous les UV, tout comme les livres, les affiches et les tapis. Écarter le rideau le matin et le refermer sur la fenêtre exposée aux heures de plein soleil, quand la pièce n'est pas utilisée, prolonge nettement la vie des objets de la pièce — c'est le seul cas où l'on ferme un rideau de salle de jeux.

Les deux décisions qui suffisent

Si l'on ne devait retenir que deux choses de tout ceci : décider ce qui cède en premier avant de choisir le tissu — c'est-à-dire régler la question de l'ancrage et du mode de défaillance, parce que c'est la seule qui ne se rattrape pas ; et traiter le rideau comme la partie calme de la pièce, unie, claire, courte au sol et lavable, dans le seul endroit du logement où le décor est déjà entièrement fourni par les objets qui s'y trouvent.

Le reste — la couleur exacte, la tête, la finition — se règle ensuite, et sans grand risque de se tromper.

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